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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 04:00

http://img.over-blog.com/600x424/0/00/82/91/2014/octobre14/BCMG_50_Poster-mat-foc.jpgMazette, ça faisait une éternité que je n'avais pas chroniqué une soirée Bon chic, mauvais genre. Je crois bien que ça fait exactement un an.

J'ai pourtant eu deux autres occasion d'assister à la fameuse soirée double programme lilloise (même si je n'ai plus jamais été aussi assidu que durant la saison 2011-2012, dont je n'avais manqué qu'une séance) mais j'avais eu la flemme d'en faire une chronique. Certes, la dernière soirée à laquelle j'avais assisté, en janvier, ne comptait que des chef-d'oeuvre, mais Twin Peaks de Lynch et L'Antre de la folie de Carpenter n'ont pas besoin d'enièmes chroniques. La chose aurait presque été plus pertinente avec la soirée nanar du mois  précédent, si je m'étais trouvé à l'aise avec la chronique de nanars. Il est temps que je me bouge un peu.

 

Donc, ce mois-ci, la soirée BCMG était dédiée à deux films n'ayant absolument rien à voir entre eux, sauf de venir de la perfide Albion.

  Le premier, c'est Les Diables de Ken Russell (1971) qu'il ne me sera pas facile de chroniquer, mais la claque qu'il a représenté le mérite.

  Le film adapte un roman d'Aldous Huxley, lui-même tiré d'un faitr divers du XVIIème siècle, lorsque le cardinal de Richelieu instrumentalise une affaire de sorcellerie pour faire tomber l'evêque de Loudun.

  Cette fresque historique aurait déjà tout pour être flamboyante avec une mise en scène plus conventionnelle. C'est que l'histoire a du souffle: Grandier, evêque de Loudun, chantre de la tolérance entre protestants et catholiques, a l'inconvenient de subjuguer les femmes, de sorte que le phénomène d'hystérie collective qui se déclare dans un couvent est l'occasion idéale pour l'accuser de sorcellerie, malgré le fait que parallèlement, il vit une histoire d'amour pur, même si tout aussi condamnable pour un ecclésiastique. Une ode à la liberté contre le fanatisme appuyé par le progrès de l'Etat, un thème qui me parle particulièrement dés lors qu'il est question de chasse aux sorcière, comme ce blog s'en été fait l'écho ici ou .

  On aurait donc déjà un film qui aurait du souffle avc une mise en scène plus conventionnelle. Mais pour notre plus grand bonheur, celle-ci ne l'est pas du tout. On tient l'archétype de l'esthétisque baroque et du grotesque dans le meilleur sens du terme, une esthétique délirante qui part dans tous les sens, mais de façon tout à fait maîtrisé, jusque dans le jeu des acteurs qui n'en font jamais trop, même dans l'hystérie. Le réalisme historique passe à la trappe dans ce somptueux délire, le XXème siècle s'invite occasionnellement dans le XVIIème, mais toujours de façon discrète -on est pas dans un Astérix non plus- par exemple dans l'hallucinate vision des archives royales. Certaines inventions sont presque surréalistes comme les seringues pour ôter le démon.

  Le film est une expérience à vivre, mais hélas mes lecteurs (et les autres) ont peu de chance de voir le même que moi, celui-ci ayant été censuré, la scène d'amour avec le Christ notamment est introuvable.

 

  Avec Le 6ème continent de Kevin Connor, on change carrément d'ambiance pour glisser vers un spectacle un peu plus nanardesque.

  Je vais avoir du mal à ête objectif sur le film : quand on en vient à avoir les larmes aux yeux parce qu'on va revoir un trésor de notre enfance  et que l'occasion est rarissime (le film n'a jmais été édité en DVD en français, pas plus que Centre terre, septième continent, autre adaptation d'Edgar Rice Burroughs par le ùême réal et autre trésor de ma propre enfance) ben c'est pas facile, d'être objectif.

  Le scénario de ce film de 1975, présenté par les orgas de BCMG comme  l'un des derniers représentants du cinéma de quartier avant l'arrivée des blockbusters, est simplissime : durant la Première Guerre Mondiale, les naufragés d'un paquebot s'emparent  du sous-marin allemand qui les a a coulé et se perdent avec lui dans un monde perdu peuplé de dinosaures et d'hommes préhistoriques.

  Aussi objectivement que j'essaye d'être, j'aurais du mal à dire si le film est vraiment un nanar. La mise en scène est plutôt bonne, on est pas dans un truc mal fichu et ultra-fauché à la Ed Wood. Durant le film, je me suis davantage supris à rire de certaines lignes de dialogues, de la naïveté et du côté un peu réac', notamment le peu d'égard vaguement colonialiste avec lequel est traité le personnage de sauvage de service (pour cela, le film a l'excuse d'être adapté du père de Tarzan) que des effets spéciaux et des décors de carton-pâte, qui sont certes la première chose qui prête à rire, mais qui dégage un charme aussi délicieux que suranné. Un dessert léger et agréable après le plat très copieux que constitue le grandiose Les Diables

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Published by Kalev - dans Autres films
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