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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:26

http://img.over-blog.com/600x424/0/00/82/91/2013/octobre13/BCMG_40_Poster_900px.jpg Eh oui, ce format de titre d'article rappelera peut-être quelque chose aux vétérans qui suivraient ce blog depuis un moment : les soirées Bon chic, mauvais genre sont de retours ! Pas forcément que j'aie raté plein de ces rendez- vous cinéphiles (enfin si, j'a suivi bien moins assidument la saison 2012-2013 que la précédente, sans m'expliquer cette désaffection) mais il y a aussi le fait que je ne trouve pas toujours quoi dire sur les films, aléas de l'inspiration qui e sont pas forcément corrélé à la qualité ni même à ma propre appréciation des oeuvres que je peux lire/voir/etc.

 

  Bref, peu importe, les soirées BCMG sont de retour sur ce blog avec  la théma du vendredi 8 novembre (oui, je sais, je suis grave à la bourre) "La nature contre l'homme", sous-tirée joliment, avec un jeu pas trop pourri et du coup presque décevant par rapport au goût très sûr des orgas en la matière "la nature fait mal les choses".

 

  Si Human Nature de Michel Gondry, le second fim de la soirée et sans doute son plat le plus copieux, a quand même sa petite notoriété euphémiserons-nous, le film australien Long Week-end de Colin Eggleston est un peu plus underground.

  C'est l'histoire très simple d'un couple en crise (qui semble d'ailleurs mal assorti...et il est intéressant de noter que tous deux ont des rapport à la nature contrastés, entre la citadine hadcore et le chasseur un brin beauf) qui décide, ou plutôt l'homme de la maison décide unilatéralement au désespoir de son épouse, de passer un long week-end (comprendre prolongé par un jour férié) dans une plage paumée à l'autre bout du pays. Une plage qui semble entouré d'une aura pas très nette et où faune, flore et autres éléments se déchaînerons contre nos deux touristes.

  Histoire de se débarasser tout de suite de ce qui gêne dans ce film qui reste somme toute très bon, je n'irai pas jusqu'à prétendre qu'il a super bien vieilli, du fait surtout des dialogues qui sonnent souvent très kitsch voir  un peu ridicule à deux ou trois occasions, et je ne parierais pas que ce soit le seul fait de la VF. Mais le film rattrape largement ce défaut somme toute mineur par son ambiance fantastique, et quel fantastique ! Un must du genre comme on en voit plus beaucoup au cinéma, tout en tension sourde, qui monte tout doucement  jusqu'au climax final, et en épouvante suggérée  qui rappelle les grandes heure de la litté fantastique (la "chose noire dans l'eau" qui ne perd pas de son aura inquiétante une fois sa nature déovilée, et réserve au contraire au moins une scène stupéfiante comme on en voit peu dans le ciné fantastique). En terme d'intrigue, de mise en scène, l'un servant l'autre pour distiller l'angoisse, Long Week-end est presque le film fantastique parfait, très éloigné de nos canons actuel avec leur spectaculaire surfait et contre-productif.

 

  Pour Human Nature, j'aurais du mal à être objectif  avec un film de Michel Gondry. A l'issue de cette soirée, j'aurais vu pratiquement tout ses films (à l'exception de The We and the I qui ne m'intrigue absolument pas, mais en contre-partie j'ai vu  -et adoré- son sketches du film collecitf Tokyo !)  et à je les ai tous aimé à divers degré, même L'Ecume des Jours qui malgré son casting tête à claque au possible recelait quelques bonnes idées (esthétique de carton-pâte qui convient mieux à l'univers de Vian que des effets spéciaux hi-tech surfaits, libertés bienvenues et bien trouvées avec le roman...). J'avais déjà chroniqué ici La Science des rêves, peut-être un des film qui auront marqué ma jeunesse, et peut-être aussi mon préféré de Gondry au moins jusqu'à présent, parce qu'après Human nature, je ne sais plus trop, tant ce film m'a surpris par rapport à tout ce que je connaissais du réal. C'est que s'il est au moins aussi absurde que ses quelques films suivants, il posséde un ton que Gondry y a semble-t-il perdu, ou du moins délaissé : l'humour noir caustique.

  Le film n'est pas forcément facile à résumer, à tel point que les pitchs servant à sa promotion peuvent engendrer le scepticisme devant un concept aussi barré. L'histoire est celle de trois personnage qui n'aurait jamais du se rencontrer: Lila, une femme que sa pilosité aussi abondante qu'embarrassante a poussé à se retrancher dans la forêt pour devenir écrivain naturaliste sans avoir aucun rapport avec la civilisation, mais finira par revenir à celle-ci pour se trouver quand même enfin un homme à trente ans ;  Nathan, un psychologue psycho-rigide et intransigeant sur les manières de table, qui réalise des expériences cruelles sur des souris dans le but de rendre l'homme meilleur, ce qui veut tout dire pour un personnage aussi sinistre ; et enfin Puff, nom trouvé par Nathan, ou plutôt son assistante, pour un homme sauvage découvert par le couple, élevé par un singe ou pour être précis un homme qui se prenait pour un singe (voius suivez encore ?) et que le psychologue  se met en devoir de faire accéder à sa manière aux raffinements de la civilisation.

    L'histoire de cette rencontre explosive est racontée de manière particulière à travers les souvenirs des trois protagonistes, en sachant dés le début du métrage que Lila a tué Nathan : celui-ci raconte sa version depuis un au-delà sinistre, Lila face aux flics, et et Puff devant le Congrès dans un but qui n'apparaîtra clairement que tard dans le film.

  Pour faire simple, Human Nature, c'est absurde au dernier degré, constamment inventif (comme disait le présentateur de la soirée, l'honorable Dr Devo, on ne sait jamais où ce film va nous mener) et surtout terriblement drôle, plus que n'importe quel autre film de Gondry, d'un humour particulier  que j'ai déjà qualifié de noir et caustique : en fait, le film cultive une farce d'un pessimisme nihiliste sur l'humanité et sur la civilisation présentée comme totalitaire, barbare, ennemie de la liberté jusque dans ses plus sacrés raffinements culturels, de sorte que beaucoup de prétendus esprits libres pourraient faire l'offusqué devant ce genre de sarcasme (on avait dit aps de provoc, Kalev...); d'ailleurs, Gondry prend un malin plaisir à nous laisser entendre que le sesque et la misère sexuelle (la carotte et la bâton, si vous me passez l'expression) constituent la plus redoutable arme de cette civilisation, la plus à même de venir à bout des âmes les plus intègres -de sorte que même les gags qui pourraient paraître gras dans d'autres films sont tout à fait à leur place ici et ne paraissent pas du tout lourd. Bref, c'est d'une noirceur d'autant plus jouissive qu'elle ne se prend pas au sérieux et rester au contraire constamment drôle.

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Published by Kalev - dans Autres films
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