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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 04:15

  http://ecx.images-amazon.com/images/I/615hhAqrXXL._.jpgPour une fois, la section Art va servir à parler d'un livre sur l'Art, domaine dont la théorie ne m'a jamais trop intéressé jusqu'à présent. Le déclic s'est peut-être fait parce que cet essai ou plutôt ce recueil d'essais parle d'un domaine artistique qui me parle particulièrement, l'Art Brut.

  Le sujet est en fait à la fois un peu plus large, car l'Art Brut se mêle dans ce livre, parfois pour un même artiste, à  l'autre grand Art des autodidactes, l'Art Naïf (nuance que j'ignorait, le premier serait plus axé sur l'imaginaire et le second  sur l'imitation de la réalité), et à la fois beaucoup  plus précis que ça : il s'agit d'une catégorie d'artistes autodidactes que sont les habitants-paysagistes, qui décorent leurs propres domaines, qu'un auteur a surnommé poétiquement "les inspirés du bord des routes" et dont les plus célèbres sont sans conteste le Facteur Cheval aved son Palais Idéal et Picassiette avec ses fresques en fragments d'assiettes. Bruno Montpied, chercheur lui aussi autodidacte, parcourt depuis les années 80 les routes de France à la recherche de ces sites d'art populaire dont certains sont encore susceptible d'être découverts au XXIème siècle, tandiq ue d'autres disparaissent, cet art étant par essence périssable. Le résultat en est cette série d'article, inédits ou déjà ancien, remaniés et/ou mis à jour, avec un article général qui accomplit un tour d'horizon le sujet, de nombreuses photographies, et n'oublions pas le DVD qui est joint au film, le documentaire Bricoleurs de Paradis (Le gazouillis des éléphants)  de Remy Ricordeau, qui suit Bruno Montpied dans ses derniers voyages et qui sans ajouter aucun lieu au livre nous offre ainsi une plus grande immersion dans le monde décrit par les articles. Bref, un très bel objet qu'on parcourt avec un très grand plaisir. Ah, et ce très bel objet est édité par L'insomniaque, maison clairement orientée anarcho-libertaire, ce qui a son importance sur la réflexion que le livre et le film mènent de concert sur cet Art populaire.

 

  Au-delà de la beauté de l'objet, force est de constater que le sujet pasionne Bruno Montpied et qu'il prend plaisir à nous le faire partager. Parfois même un peu trop, il a tendance à en faire des tonnes dans l'emphase poétique et humoristique, style qui rend certains passages très vivants, toujours plus proche de la narration d'une histoire que d'un essai (quoi de mieux que la gouaille d'un conteur pour parler d'artistes populaires qui sont aussi des conteurs plein de gouaille ?) mais qui peut aussi s'avérer pénible sur la durée. Mais qu'importe, c'est le fond qui est passionnant. Il y a bien ça et là quelques manques de rigueur, Montpied y va souvent de son interprétation personnelle, qui la plupart du temps ne sont que des artifices de conteurs comme les autres, mais deviennent gênant au moins pour un article : celui sur les colonnes de détritus récupérés de l'artiste nordiste Bohdan Litnianski, derrière lesquels l'auteur veut à tout prix voir une ironie inconsciente à l'égard de la société de consommation. Mais on pardonne devant la qualité de l'ensemble.

  Le conteur Montpied nous entraîne donc dans un monde fascinant, d'autant plus qu'il est caché près de chez nous, dans de petits villages ou banlieues de France. M.Pailloux et ses innombrables moulins multicolores dont il emplit son jardin, et son vélo tellement recouverts de babioles colorés qu'il est devenu inutilisable comme véhicule ; les époux Pierre et Yvette Darcel et leurs statues incrustées de coquillages ; Alexis le Breton qui sort de son domaine pour semer un parcours fantaisistes et burlesques à travers les bois de sa commune ; et nombres d'artistes dont il est plus difficile de résumer les oeuvres qu'il faut plutôt étudier dans le détails poiur goûter leur imagination débordante et, c'est le maître mot  du livre, poétique.

  Bien sûr, l'Art populaire, comme son cousin le folklore, est menaçé : le domaine ravagé de feu Emile Taugourdeau  est l'exemple le plus frappant de la déliquescence que subit cet Art périssable qui survit rarement à son créateur.

  C'est un autre Art  qui se dévoile au fil des pages et du visionnage, qui interroge la notion même d'Art. En  effet, celui des habitants-paysagistes est souvent vus par les intéressés comme un simple passe-temps, fait uniquement pour le plaisir et dont les auteurs ne pensent guère à la postérité ; ce dernier point peut d'ailleurs s'expliquer en partie par le fait qu'un domaine décoré est une oeuvre qui ne peut être fractionnée pour en exposer les oeuvres dans des musées. L'Art populaire est en général méprisé par les élites artistiques, qui le juge kitsch et amateur. C'est ici que Bruno Montpied pose la question de qui a le droit de faire de l'Art et prend la défense de l'Art populaire, que fait intéressant il admire sans idéaliser. Il démontre que le manque de maîtrise technique, la grossiereté esthétique, mais aussi ce qu'on pourrait considérer comme une inspiration faible et naïve, souvent même pompé sur la culture de masse à l'époque où on valorise exagérément le concept inédit en oubliant que la création est un éternel recommencement (rappelons que l'auteur analyse cet Art sous un angle libertaire et voit donc d'un bon oeil les libertés à l'égard de la propriété intellectuelle, tout comme le fait de construire sur un terrain sans demander l'avis des autorités) que tout cela n'empêche pas des perles de poésie inattendue d'éclater (et dont personnellement ce sont celles, il est vrai hors norme, de M.Pailloux qui m'ont le plus touché).

  Du coup, cette défense libertaire de l'Art But m'a ramené sans que je m'y attende à une autre passion bien plus enracinée en moi, celle de la science-fiction et autres littératures populaires. La lecture de cet essai m'a fait l'effet d'un retour au source au fil duquel j'oubliais certains complexes intellos que j'avais contracté  au sein même de mes lectures SF, sans parler des lectures en général. Cet Art imparfait mais truffé de poésie spontanée, n'est-ce pas ce qu'on peut trouver, par exemple, dans les romans de Stefan Wul ? Stefan Wul qui soit dit en passant est un peu le maître spirituel d'un auteur aussi talentueux que Laurent Genefort, alors qu'il n'est pas sûr que les artistes contemporains qui s'inspirent l'Art Brut soient seulement aussi intéressant que leurs modèles...

 

  Un livre décidément revigorant et passionnant dont on oublie vite les défauts.              

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 05:12

  Lorsque j'ai chroniqué les Contes et légendes en pays normand, de Pierre Lebigre et Alain Letort, je ne m'étais pas rendu compte à quel point il était vachard de vouds laisser vous débrouiller pour remonter la page Facebook  du Club des Savanturiers à la recherche d'autres illustrations que j'y avais posté (la difficulté surhumaine devrait consoler ceux qui n'ont pas vendu leur âme à Zuckerberg, je crois qu'aucun lecteur du blog n'a eu le courage de rechercher ses images. A moins de l'avoir fait au passage en explorant en profondeur la page qui justifie sans doute à elle seule l'existence de Facebook, et j'exagère si je veux). Bon, à la rigueur j'ai l'excuse du fait que l'adresse des images ne peuvent être copié depuis Effebé, et que les images elles-même prendrait trop de place sur mon blaugue, mais je reconnais que rien n'excuse la gourdasserie qui m'a empêché de commetttre un nouvel album Picasa, étant donné que les coordonnées perdues de mon compte Google ont été retrouvées en un instant à la faveur d'une trêve dans mon Alzheimer ultra-précoce.

  Donc, pour ceux dont j'aurais frustré la curiosité en donnant quand même un max de détail sur ce qu'ils ne pouvaient visualiser, et pour tous les autres chanceux qui n'ont pas encore vu ma chronique du livre, voici le deuxième album Picasa.  Je reprend les précisions données à l'origine à propos des trois albums Facebook, sur ce que vous trouverez dans ce nouvel album :

 -Des repros en bien meilleures qualités (ce sont des scans et non plus des photos) de toutes les images données dans le précédetn album Picasa.

-Une collection de toutes les images que j'ai pu glaner sur internet, pour la plupart des cartes postales ou bien des affiches comme celles que je posséde, soit une petite vingtaine d'inédit. Il y a beaucoup de double de formats différents (sachant que vous trouverez trois inédit dans les petits formats, les images groupées trois par trois), j'ai montré la même exhaustivité dans ce deuxième album que sur la page du Club, où je l'avais justifié par le fait que les couleurs sont parfois différentes d'un format à l'autre (mais j'avais peut-être aussi l'envie futile de ne pas casser la belle série de petir format que j'avais trouvé, et qui regroupent toutes les illus en couleur du livre).

-Deux images dont je ne suis pas sûr de l'origine, mais dont j'avais fait l'hypothèse dans ma chronique qu'ils pourraient être lié à l'ancienne expo autour du livre, d'autant plus que, toute prudence gardée, elles m'évoquent davantage des photographies de sculptures que des dessins. Pour les reconnaître en dehors de l'album Facebook qui leur était réservé, elles sont intitulées respectivement "Le Forgeron" et "Le Charbonnier". A noter que deux autres images sont liées au livre et même dérivées de deux autres de ses illustrations mais n'en sont pas tirées : l'affiche de l'exposition, bien sûr, et la gravure "Au Clair de la Lune" dont le lien avec le dessin intitulé "La Lune" ne vous échappera pas, mais dont j'ignore l'origine. A noter aussi que tous les titres (qui pour la plupart constituent un bonus par rapport à ce que j'avais posté sur Facebook, tout comme une image supplémentaire, un double en sépia vert d'une illus en noir et blanc, vous reconnaîtrez), sont à prendre avec des pincettes, j'ignore aussi les origines de la plupart (expo, cartes postales/affiches, délires des vendeurs en ligne ?) et certains me semble délirants ("L'imprimeur"  pour un personnage qui n'est pas du tout un ?!). J'ai usé d'une petite signalétique : entre guillemets, les nombreux titres à l'origine incertaine pour ne pas dire douteuse, sans guillemets les rares titres "officiels" issu du livre et cantonnés à son dernier conte ; ne vous étonnez donc pas si certaines images ont deux titres.   

 

  Voilà. Et n'hésitez pas à surveiller le net ces prochains mois : depuis quelques semaines, Alain Letort lui-même préparerait une galerie virtuelle de ses oeuvres, ce que j'attend avec impatience. 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 13:28

 http://www.ephemanar.net/images/subversion_drooker.gif J'ai déjà parlé longuement parlé ici ou  d'enthousiasmantes découvertes faites grâce à la partie bibliothèque de la librairie autogérée L'insoumise, haut lieu du milieu libertaire lillois. Comme après une petite année de fréquentation du lieu j'ai toujours autant de mal à me motiver pour les lectures politiques, domaine dans lequel je me sens un peu perdu, j'ai surtout profité du fonds livresque pour tout ce qui pouvait parler à mon esprit de lettreux ou d'artisteux, qu'il y soit ou non question de politique.

 

  Le petit artbook Subversion, l'art insoumis d'Eric Drooker a été édité par L'échappée, un bien beau travail qui joint au dessins, outre une préface et un avant-propos, par moins de deux interviews de l'artiste par deux personnes différentes, placées respectivement avant et après le corps de la partie dessins, mais encore entrecoupés de nombreux exemplaire de ceux-ci, ce qui évite fort habilement de couper la partie artistique d'une partie écrite qui en paraîtrait plus aride. Néanmoins, je confesse avoir à peine survolé tout ce paratexte au moment ou j'écris cette chronique, car j'ai l'intention de restituer à chaud les impressions que m'ont faites les images, lesquelles se passent très bien de texte, comme l'artiste l'affirme lui-même à propos de son "roman en image" Blood song ; d'ailleurs, l'image est toujours narrative dans cet artbook, on compte entre deux vignettes pas mal de bandes dessinées muettes. 

  Les dessins d'Eric Drooker, vu sous l'angle reducteur de leur aspect militant, peuvent être très percutants. Je reste par exemple frappé par la vue subjective d'une imposante silhouette policière de de son chien agressif, en contre-plongée dans une rame de métro. Mais sans jamais perdre le message de vue, être percutantes n'est pas toujours nécessaire aux oeuvres de Drooker, et certaines en  effet ne le sont pas vraiment, sans qu'on puisse  dire qu'elles soient plus faibles ou qu'elles aient en aucune façon manqué leur but. C'est que le style de Drooker n'est que rarement réaliste (et même dans dans les cas "réalistes", il faudrait se demander ce qu'on entend exactement par réalisme), et baigne d'un onirisme poétique jamais loin de l'allégorie. Des oeuvres coup de poing, donc, et d'autres plus convenues dans le message mais tout aussi frappantes pour l'imagination. Cette force poétique trouve son image centrale dans celle de la ville, la ville bien entendu tentaculaire et oppressante, tout en gratte-ciels à l'image de New York, et que Drooker met à toutes les sauces : juchée dangereusement sur le dos d'une tortue d'eau qui pourrait plonger d'un instant à l'autre, changée en labyrinthe, en ruches d'hommes-abeilles, en théâtre du mythe d'Icare, et subissant parfois, car l'univers de Drooker est aussi fait d'échappatoires, des métamorphoses plus riantes, en jungle à la sortie du métro, ses gratte-ciel changés en pile de livres ou enjambés comme un rien par des passants juchés sur échasses. A noter que les échappatoires (qui passent souvent par la musique) sont parfois d'une ambiguité très étrange ou d'une étrangeté très ambigue, comme il vous plaira : une BD muette montre les participants d'une fête improvisée s'enflammer comme des torches et se transformer post mortem en oiseaux.     

 

  Bien sûr, je ne vais pas vous laisser languir comme ça, je vais vous offrir un petit aperçu. Mais avant, comme je préfére toujours conclure mon texte avant de balancer les images, un petit mot sur un détail qui d'habitude me gonfle dans une quelconque édition de livre et qui ici m'a au contraire intéressé : les critique élogieuses sur la 4ème de couv'. En  effet, deux d'entre elles sur trois (enfin, au moins deux pour lesquelles je suis sûres) sont l'oeuvres de monstres sacrés du comics auxquels je ne connais guère de lien avec le milieu libertaire : Neil Gaiman, et même Franck Miller dont l'idée qu'il puisse avoir des sympathies anars prête à sourire. Voilà qui montre que la réputation d'Eric Drooker excède largement ses affiliations politiques, ce qui est bien à savoir pour toi, lecteur de ce blog rebuté par les idées anars.

 

  Pour les images, j'ai décidé de ne pas déflorer le livre et de ne vous offrir qu'un tout petit aperçu. Si vous pourrez toujours le compléter de vous-même par Gogol Image, je ne saurez trop vous encourager à soutenir de vos deniers l'excellent travail des éditions L'échappée (ouais, je sais, je l'ai emprunté...)

  Deux images, donc, choisies pour leur similitude dans ce qu'elle suggère, ce n'est d'ailleurs pas un hasard à mon humble avis si elles occupent la même double page dans l'artbook (note en edit : il semblerait qu'add block+ bloque une des deux images, je crois que le plus pratique serait que vous regardiez cette page en désactivant le plug-in ou bien avec un autre navigateur que Mozilla).     

 

 http://ursispaltenstein.ch/blog/images/uploads_img/eric_drooker.jpg   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://img.ffffound.com/static-data/assets/6/072f83a3b920f83ecb98a1026506bf31dc24595a_m.jpg

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 15:26

  Cela faisait longtemps que je n'avais plus alimenté la rubrique "Art" de ce blog, fut-ce pour un simple relai comme aujourd'hui. Je profite donc de rebondir sur ma dernière chronique musicale, celle d' Amesoeurs.

  Fursy Teyssier était, je l'ai dis, membre du défunt groupe Amesoeurs, et toujours à l'heure actuel leader du groupe de post-rock/shoegaze  Les Discrets. Sauf que Les Discrets n'est pas seulement un groupe, mais est envisagé par son créateur comme un projet d' "art total" regroupant les autres activité de Fursy : le cinéma d'animation (qui ont permis au jeune réalisateur de réaliser des oeuvres allant de peintures pour le film Titeuf à des courts-métrages plus indépendants), et l'illustration, qui s'exprime aussi bien pour des oeuvres personnelles, des illustrations de livres (Les lettres de mon moulin) et dans...des cover rock et metal qui ont le don de me faire fondre. Ces activités se recoupent souvent, ainsi l'animation a-t-elle récemment croisé les commandes pour groupe de metal à travers un clip de Ghost Brigade. 

  Sans prénambule inutile, je vous renvoie vers le site officiel du projet, où vous pourrez flêner tout à loisir, mais cela ne m'epêchera pas d'offrir sur cette page même  un florilège d'oeuvres que vous pourrez y trouver -mais qui parfois ne seront pas encore sur le site- et qui m'ont personnellement marqué.

 

  Commençons par quelques sublimes pochettes d'album  :

 

Alcest, Ecailles de Lune

 

http://u-zine.org/cover/alcestecaillesdelune.jpg

 

Alcest, Les Voyages de l'Âme

 

http://www.heavyblogisheavy.com/wp-content/uploads/2012/01/alcestlesvoyages.jpg

 

 

Les Discrets, Septembre et ses dernières pensées 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51g4iHQv-VL._SX450_.jpg

 

Split Alcest/Les Discrets :

 

http://1.bp.blogspot.com/_UV3UvRcVhFs/S5aoPJ3kQRI/AAAAAAAAAPE/4co3FQx1CmA/s400/Les+Discrets+-+Split+EP+with+Alcest.jpg

 

http://4.bp.blogspot.com/-6YcoT8rZmV4/TaKidh_69JI/AAAAAAAAAQM/xgcbGyCBtc4/s1600/Alcest-%2526-Les-Discrets-Alcest-Les-Discrets.jpg

 

Lantlôs, Néon (la plus riche en émotion, en ce qui me concerne, avec la pochette de Septembre..., de par tout ce qu'elle laisse imaginer au spectateur) :

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41IdP7gYoNL._SY450_.jpg

 

...et achevons notre billet avec le très beau court-métrage d'animation Tir Nan Og

 

 


 
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 01:05

  Puisqu'il était question de zoulis dessins dans mon billet précédent, je me rend compte qu'il est une pratique que j'ai délaissé depuis le billet sur le projet zoomquilt : le simple relai, sans commentaire superflu, d'une merveille trouvable sur le net. Comme ce genre de billet sera particulièrement à sa place sur le blog maintenant qu'il existe une catégorie Art, (re)lançons les hostilités  avec un DeviantArt  fabuleux, celui du dessinateur surréaliste américain Ben Tolman. N'hésitez pas à explorer la gallerie et à scruter les tableaux dans els moindres détails -il y a de quoi faire.

 

  C'est ici

 

  Et un petit avant-goût pour vous donner envie de jeter un coup d'oeil (en sachant que vous pourrez le voir en plus grand):

 

http://th05.deviantart.net/fs10/PRE/i/2006/131/d/c/Novus_Natura__Complete_by_bentolman.jpg

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 18:50

  Moins de deux mois aprés avoir découvert le sublime artbook Beautiful nightmares de Nicoletta Ceccoli   je découvre tout à fait par hasard un artiste dont le style est trés proche de celui de la dessinatrice italienne.

 

http://sleevage.com/wp-content/uploads/2007/07/michael_jackson_dangerous-f.jpg 

Le peintre Mark Ryden est compté au nombre des nouveaux surréalistes américains, mouvement peut-être un peu underground, mais vous avez forcément vu au moins une de ses oeuvres dans votre vie : il a en effet réalisé  la pochette de Dangerous de Michaël Jackson et d'autres pochettes de disques comme One hot minute des Red Hot chili pepper.

  Mais c'est bien entendu dans ses livres d'arts que l'on peut apprécier pleinement son style (où sur Gogol image, pour faire moins branchouille, surtout quand on a pas le porte-monnaie perçé comme le mien).

  Si j'ai évoqué une parenté avec Nicoletta Ceccoli, c'est que tous deux fondent leur univers surréaliste sur la référence au monde de l'enfance et des jouets (ce qui n'en fait pas non plus des oeuvres pour enfant, hein, qu'on se le dise, Mark Ryden encore moins : son érotisme est plus explicite que celui de Ceccoli et certaines images frôlent le gore).

  Mais le parallèle ne méne pas loin, l'univers de Ryden est trés différent de celui de Ceccoli : il n'en a pas la poésie feutrée aux tons pastels, mais cultive si je puis dire une poésie bien plus kitsh, surtout du point de vue de l'univers ludique (les jouets, quoi).

 

  Pour voir Ryden à l'apogée de son imagination, il faut l'aborder par l'album Fushigi Circus, sand doute mon préféré : l'auteur mêle jouets et figures d'enfants, motifs récurrents et plus inquiétants comme les insectes où la viande, faune et flore préhistorique à l'interêt onirique certain, figures religieuses, historiques (Abraham Lincoln est omniprésent dans toute l'oeuvre de Ryden) ou contre-culturelles (dans ces dernières, l'artiste ne reculent devant rien, de la figure Disney à la star hollywoodienne dont certains tableaux sont des portraits, en passant par les jouets eux-même comme dans la parodie religieuse "Saint Barbie"). Le tout est mêlé avec un art  de la composition automatique que n'aurait pas renié  Dali ou Magritte. Plutôt qu'une trop longue explication, démonstration:

 

The Creatix :

 

http://www.signatureillustration.org/illustration-blog/wp-content/mark-ryden-2.jpg

 

YWHW :

 

http://1.bp.blogspot.com/_I2Vgp-Gddxs/SdIXSNPEXEI/AAAAAAAAGy4/DiNCmFp-wrQ/s400/yhwh.jpg

 

Juste pour le plaisir de voir un portrait de DiCaprio comme vous en verrez rarement  :

 

http://3.bp.blogspot.com/_Bfqu0RRim2A/SWpEwI4KdqI/AAAAAAAAA_k/VOvafNBc4fs/s400/Leonardo_DiCaprioMarkRyden.jpg 

 

  Le second album que j'ai feuiletté, et d'ailleurs le dernier paru, The Tree Show, est un peu plus décevant au niveau du délire graphique (à l'exception de quelques crayonnés dignes de Dali). En revanche, Ryden atteint des sommets au niveau plastique, notamment dans les paysages naturels à l'américaine, théme de l'album qui semble bien l'inspirer. Démonstration :

 

Fetal trapping in Northern California

 

   http://bp1.blogger.com/_vZo_RcMzInQ/RlQw1uzxEAI/AAAAAAAAABU/ZCvleMEiNJY/s400/Fetal+Trapping+in+Northern+California-Mark+Ryden.jpg

 

Yoshi

 

http://www.markryden.com/images/painting/treeshow/paintings/large/Yoshi.jpg

 

  Il me reste à recevoir un autre album à thème, The Snow yak show, mais j'ai déjà pu en avoir entre les main un portfolio de 17 cartes postales qui en a été tiré, et qui m'a laissé une impression mitigé : les tableaux ont la même simplicité que The Tree Show, mais avec en plus des décors souvent réduit à un simple fond, ce qui ôte largement l'interêt des deux autres albums suscités. Ce qui n'empêche pas quelques trés belles réussites, que j'espére plus nombreuses dans l'album complet. Je peux au moins citer celle-ci :

 

  Grotto of the old mass :

 

 http://1.bp.blogspot.com/__PwYSYcU_g4/SuXpe3BSQyI/AAAAAAAAAG4/nAN-Hkye0-g/s320/Mark+Ryden+--+Grotto+of+the+Old+Mass.jpg

  De toute façon,  l'oeuvre de Ryden mérite vraiment le détour, même si mon coeu roenche un peu plus vers les oeuvres de Ceccoli, sur laquelle je vais de pas éditer mon article en y rajoutant les titres de tableaux, et même un tableau tout court pour plus d'équilibre.     

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 22:19

  Je vais prolonger le billet précédent, en faisant encore plus court, car il n'y a pour ainsi dire pas besoin de verbiage avant de vous faire découvrir ce projet d'art.

 

  Je vous présente donc le projet Zoomquilt     

 

Et, de beaucoup moins bonne qualité techniquement parlant, mais plus fouillé et même foisonnant (la première saison a le gros défaut d'être bien trop courte) : Zoomquilt 2     

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 20:52

 

Aprés presque deux semaines d'ouverture de ce blog, il était temps que je parle d'une découverte récente au lieu d'une vieille lune.

  Il s'agit même ici d'une découverte de cet aprés-midi, en décidant de craquer pour un livre d'art trouvé par hasard en librairie.

 

  Nicoletta Ceccoli exerce l'aimable profession d'illustratrice pour la jeunesse, mais utilise aussi son crayon pour des projets plus personnels qui ont fait l'objet de plusieurs expositions. Elle exerce son talent, dans l'un et l'autre cas en Italie, en Angleterre et aux Etats-Unis.

 

  Beautiful nightmares  est une démonstration éclatante de l'onirisme poétique de son univers.

  Il s'agit essentiellement d'une déclinaison du motif de la jeune fille, et on pourrait même dire de la poupée (comme le suggére le texte en introduction).

  Ces jeunes filles au visage angélique vont donc être mises à toutes les sauces, c'est à dire thémes, car le ton  reste le même. Que ce soit revendiqué ou non, l'esthétique a quelque chose d'un peu gothisant, j'ai envie de dire burtonien, mais c'est surtout son atmopshère onirique, parfois à la limite d'un tableau de Dali, qui m'a intéressé.

 

Inutile  de s'étaler plus longtemps, surtout que vous pourrez trouver à loisir des dizaines de tableaux par Google image. Je vais donc me contenter d'un avant-goût de ce que vous pourrez trouver :

 

  The Octupussy girl :

 

 

 

  Pour la seconde, Arpia (qui n'est finalement pas si tronquée que je le disais avant le présent edit) admirez le trompe-l'oeil au sol :  

 

 

The evidently Goldfish :

 

http://www.livingdesign.info/wp-content/uploads/2010/07/Nicoletta-Ceccoli-2.jpg

 

  En espérant vous avoir donné l'eau à la bouche.

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