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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 15:10

http://www.editions-attila.net/img/couv_tresor_treehorn.png

Les éditions Attila, du haut de leurs deux ans d'existences, ont décidemment un fonds d'une grande richesse. Aprés m'avoir fait découvrir des merveilles comme  L'Ecorcobaliseur de Berengére Cournut  ou Les Jardins statuaires et Les Mers perdues dans Le Cycle des contrées de Jacques Abeille , les voilà qui récidivent  avec la trilogie d'album Treehorn, dessinée par Edward Gorey et écrite par Florence Parry Heide.

  Une injustice est ainsi réparé, car le dessinateur Edward Gorey est adulé aux Etats-Unis, revendiqué comme maître par Tim Burton, mais quasi inconnu en France.

 

  Treehorn est un petit garçon auquel il arrive tout un tas d'aventures : il rapetisse dans Le Rapetissement de Treehorn, voit des billets  pousser dans un arbre du jardin, aprés y avoir caché en dollar, dans Le Trésor de Treehorn, enfin découvre le génie de la jarre le jour de son anniversaire dans Le Souhait de Treehorn.

  Ces aventures, amusantes en elle-même et non dépourvues d'une certaine féérie burlesque et poétique (par exemple dans la cause du rapetissement dans le premier album, ou plus proche du burlesque pur la scène du restaurant dans le suivant) ces aventures sont surtout rehaussées  par l'humour pince-sans-rire des auteurs. Les aventures fantastiques de Treehorn ne sont jamais présentées comme telles, ne rencontrent aucun étonnement, voir une certaine indifférence, de la part des adultes (hyperbole poétique du fait que les parents de Treehorn ne sont guère attentionnés) ou même de l'agressif ami de Treehorn, Moshie, et Treehorn lui-même est plutôt placide face aux événements extraordinaires, ne pense qu'à s'acheter des BD avec l'arbre à dollar, ne se soucie pas plus que ça d'avoir gaspillé ses trois voeux.

 

  Et évidemment, on attend les dessins au tournant. Dans ce cas, il ne faut pas s'attendre à une débauche d'images impressionnantes comme on peut en trouver aujourd'hui dans les albums jeunesse. Les dessins sont en noir et blanc, aux traits simples et presque minimalistes -bien qu'encore assez détaillés- et occupent sagement une page sur deux, l'autre étant dévolue au texte. Bref, il faut au lecteur faire une petit effort pour apprécier pleinement leur beauté.

  C'est que les dessins de Gorey dégagent un onirisme subtil derrière les plus petits détails du décor, fussent-ils une déco intérieure ou des chiens qui passent. Ces derniers se retrouvent d'ailleurs dans le deuxième album  qui est peut-être le sommet de la série du point de vue de l'onirisme graphique, notamment grâce aux BD auxquelles rêvent Treehorn.

 

  Selon les éditeurs, aux Etats-Unis, Treehorn  est un livre qui "se lit et se relit à tout âge". N'ayez donc pas trop peur de régresser en lisant cette petite merveille.   

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Published by Kalev - dans Albums
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commentaires

Attila 13/01/2011 11:55


Un grand merci pour ces lectures assidues de la part d'un hun en ballade !


Kalev 13/01/2011 14:02



Merci à vous aussi pour ce message ;). Pour les lectures assidues on va dire que Les Jardins statuaires ne comptent pas puisque j'ai encore l'édition Joëlle Losfeld. Restent Les Mers
perdues, L'Ecorcobaliseur et Treehron, tout trois issu d'un excellent travail sur d'excellents textes et images.



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