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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:08

  http://pmcdn.priceminister.com/photo/Fleg-Edmond-Salomon-Raconte-Par-Les-Peuples-Livre-848837287_ML.jpgUn lecture en entraîne une autre et celle-ci découle d'une qui avait déjà donné lieu à une chronique sur ce blog il y a quelques années : Histoires du Roi Salomon, de Catherine Zarcate. cette adaptation du roi Salomon, qui citait soigneusement ses sources, empruntait énorménent à Edmond Fleg, je devine maintenant au roman dont il va être question, Salomoin raconté par les peuples. Du coup, ce roman m'a très vite intrigué, puis je l'ai oublié, jusqu'à ce qu'il se rappelle à moi tout récemment par un cheminement de pensée trop compliqué résumer.

 

  Salomon raconta par les peuples, c'est donc la légende de Salomon, pas vraiment le roi biblique (bon, forçément un peu) encore moins le roi historique, mais bien le personnage mythique. Un thèmle qui ne piuvait que me pasisonné tant j'étais fasciné adolescent par la découverte du mythe solomonique.

  Salomon est donc "raconté par les peuples"...mais on ne saura jamais lesquels. A la différence de Catherine Zarcate, dont le livre se devait de contenir des références savants pour entrer dans la collection "Aux origines du monde",  Edmond Fleg ne mentionne jamais les sources de son roman, car c'est bien d'un roman qu'il s'agit, et fonds toutes les légende solomoniques, ainsi que ses inventions personnelles évoquées dans sa préface, en un même récit cohérent comme ne le sera jamais un mythe aussi vaste ([anecdote on] cette volonté totalisant avait failli me dégoûter du mythe arthurien quand j'avais lu L'Enchanteur de Barjavel à 16 ans. Mais il faut dire qu'à l'époque, je n'avais pas assez de culture mythologique pour me rendre compte que le mythe arthurien avait bel et bien la vastitude de mes rêves d'enfant. Avec Salomon c'est l'inverse : je découvre le vastitude de son mythe au fil des années et la version d'Edmond Fleg ne saurait en aucun cas me blaser. Et puis il écrit quand même bien mieux que Barjavel [/anecdote off])

  Cette fusion des légendes des peuples en un mythe universel et en un roman cohérent confére à celui-ci une grande étrangeté : le mythe réinventé par Edmond Fleg est très ancré dans la tradition juive, sujet d'un peu toute l'oeuvre de l'auteur, et dans l'Israël antique, ce qui rend étrange un épisode dont un motif comme la neige laisse deviner une origine européenne, et améne un grand contraste entre le grandiose de l'univers mystique juif  et le côté plus rustique des épisodes étiologiques et autres épisodes d'inspiration manifestement folklorique.

 

  Un roman étrange, donc, mais néanmoins et surtout d'une beauté à couper le souffle, empli de visiolns hallucinées dont mon manque de connaissance du judaïsme m'empêche de deviner la part traditionnelle, et quel style porte donc ces visions ! Si la prose poétique d'Edmond Fleg recourt ça et là à quelques menues facilités, notamment dans les rythmes, il n'empêche que l'auteur sait faire chanter la langue, et s'inscrit dans la tradition des grands textes sacrés. Tout ceci est traversé d'un grand souffle épique et mythique, bien digne de la légende ainsi adapté.   

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Published by Kalev - dans Mythes
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