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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 12:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/61Qf0vBlzDL._SX258_BO1,204,203,200_.jpg

  (Comme je n'en rate aps une, j'avais cru avoir attribué, apr une énrome bourde, une BD qui n'est aps de lui à Renaiud Dilliès. Après vérif, elle ezst bien de lui, ce qui me contrait à redonner sa forme originelle à ma chronique. Vertige de la distraction...)

 (Quitte à devoir refondre ma chronique, je vais en profiter pour résumer les albums, tiens, vu que je ne l'avais pas fait, et faire quelques autres retouches).

  

J'avais découvert les BD de Renaud Dilliès par hasard, en flânant à ma bibliothèque préférée. Ce qui fait peut-être de cet auteur-dessinateur ma plus grosse claque BD découverte par hasard.

  La relecture, cinq ans plus tard, de trois de ses albums sera l'occasion de parler de son oeuvre, mais je regrette ne n'avoir pas réussi à remettre la main sur Sumato, que j'avais lu si j'en crois mon ancienne chronique sur ActuSF (laquelle j'ai hésité à reprendre ici sous une forme remaniée, mais je n'arrive même pas à la relire tellement son début suinte la naïveté...) mais dont je ne me souviens plus du tout après toutes ces années, même si j'ai l'air d'avoir aimé.

 

  Si Le Jardin d'hiver, en collaboration avec la dessinatrice Grazia La Padula, met en scène des personnages bien humains, les autres albums de Dilliès en solo -ou à peu près, il a généralement recours à un coloriste- que j'ai relu (Mélodie au Crépuscule, Betty Blues et Bulles et nacelle), Sumato aussi d'après la couv' et mes vagues souvenirs, et très certainement la majeure partie voir toute l'oeuvre de l'auteur, relèvent de la bande dessinée animalière, s'inscrivant ainsi dans une longue tradition (quasiment aussi ancien que la BD, finalement, voyez Krazy Kat de Herriman) qui consiste à adapter pour un lectorat pour adulte ce genre qui symbolise encore l'imaginaire enfantin. Et le moins qu'on puisse dire et que Dilliès y apporte une touche très personelle, car on peut difficilement trouver une oeuvre plus cohérente.

  Mais histoire de ne pas mettre la charrue avant les boeufs, et puisque je dois restaurer l'état initial de ma chronique, je vais en profiter pour insérer un résumé des albums.

  Dans Mélodie au Crépuscule, une cigogne mâle perdue dans ses rêves se lie d'amitié avec le guitarsite de jazz manouche Tchavolo (sans doute une référence AU Tchavolo, mais ici il a la forme d'un chat et se promène en roulotte) qui l'emmène dans un grand voyage à la découverte de la liberté.

  Le héros de Betty Blues, un oiseau trompettiste de jazz, décide de renoncer à la musique et de fuir la ville, pour partir n'importe où -il prend en fait un train jusqu'au terminus, après une déception amoureuse.

  Bulles et nacelles est une variation poétique (pléonasme pour une oeuvre de Dilliès) sur la solitude vécue de façon volontaire, mais néanmoins pas toujours facile par une souris qui se rêve écrivain sans pouvoir accoucher de la moindre feuille.

  Le Jardin d'hiver, le seul à ne pas mettre een scène des animaux donc, développe en gros le même thème, présent aussi dans les autres albums, mais la solitude du personnage, si elle n'est pas non plus totale -il a notamment une charmante petite amie- est plus dure à supporter et doublée de dépression, et l'album est davantage axé sur les rencontres susceptibles de la soulager. 

  Une oeuvre cohérente, disais-je donc.

  D'abord, ces intrigues animalières s'échappent constamment vers l'onirisme, à travers des passages complétement fous graphiquement. Mélodie au Crépuscule est le plus délirant à cet égard, et il pousse aussi le plus loin un autre aspect récurrent de l'oeuvre de Dilliès : sa mélancolie. Et même plus loin : on peut parler de mélancolie pour Bulles et nacelle,et pour Le Jardin d'hiver, mais avec Mélodie au Crépuscule et Betty Blues, on glisse vers une cruauté qui fait d'autant plus mal qu'elle reste douceâtre. Dans tous ses albums, de toute façon, Renaud Dilliès a un don pour faire mal au lecteur.

  http://aliasnoukette.fr/wp-content/uploads/2013/08/Me%CC%81lodie-au-cre%CC%81puscule-e1377618235697.jpgParmi les autres traits récurrents dans cet univers, on peut noter l'omniprésence du jazz, passion contagieuse de l'auteur, et une verve anticonformiste et même libertaire (sans vouloir trop m'avancer, on me dirait que Dilliès est anar que je n'en serais pas autrement étonné, en tout cas certains passages de Betty Blues y font fortement songer).

  Aucun de ces quatre albums n'est faibles, même si Le Jardin d'hiver est plus naïf dans son onirisme comme dans son message anticonformiste, au point que j'ai pu à la relecture penser à une oeuvre de jeunesse (sur ActuSF, j'avais plutôt parlé de "naïveté apparente" pour Sumato -je ne sais ce que j'en penserais aujourd'hui- mais aussi, ce que j'ai du mal à comprendre, pour Betty Blues), mais cet album reste d'une beauté et d'une poésie profondes, notamment dans l'invention qui lui donne son titre, et le poésie peut se concentrer dans une image comme dans la sublime planche d'introduction.    

 

  Un très grand auteur de la BD et même pas que franco-belge, assurément.

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Published by Kalev - dans BD
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