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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:05

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Nosferatu, LE Nosferatu, c'est à dire la version muette de Murnau, cela fait déjà quatre ans que j'ai eu l'occasion de m'en asséner un bon coup dans la tronche.

 

  Pour que le remake de 1979, Nosferatu, fantôme de la nuit, commence à m'intriguer, et même s'il y a des images qui marquent à 8 ans sans même avoir besoin de voir le film (voir ci-contre), il a fallu attendre que je réalise au visionnage de l'hallucinant Aguirre, la colère de Dieu de quoi est capable le tandem explosif d'un grand réalisateur et d'un immense acteur, j'ai nommé respectivement  Werner Herzog  et Klaus Kinski.

  Ensuite, il m'a fallu attendre l'existence d'une édition DVD en français. Là, Gaumont a même fini par trop bien faire puisque sa récente édition est dépourvu de VO, ce qui n'est pas forcément gênant puisque les acteurs doublent eux-même  (en tout cas ça me fait moins mal au derche que pour Les Frissons de l'angoisse d'Argento chez Wild side).

 

  J'ai donc fini par voir cette version, il ya trois jours de cela. Pour cette chronique, je previens tout de suite que je n'ai pas l'intention de faire une étude comparative des deux films. C'est simple, j'ai banni l'idée de comparaison de mon esprit pendant le visionnage même, me disant que ce n'était même pas la peine de voir le film pour le confronter de façon forcément dévalorisante à un chef-d'oeuvre de l'expressionnisme allemand.

 

  Pour commençer, débarassons nous tout de suite du principal point négatif que j'ai vu dans le film, dans le cas duquel il faut le dire, la comparaison avec le muet devient trés tentante : les dialogues. Le point faible pour moi, souvent plats (à de notable exceptions prés bien sûr, surtout que Klaus Kinski quoi) ils m'ont presque donné une impression de téléfilm et m'ont empêché de rentrer pleinement dans une grande partie du film (pour les passages où j'étais à donf dedans, vous voyez à Qui je pense en particulier). J'ai été particuliérment gêné par le jeu d'Isabelle Adjani, qui m'a semblé peu convaincant et où la comparaison perverse est plus tentante que jamais avec une actrice du muet à l'expressivité fascinante.      

  Heureusement, Herzog se rattrape sur la mise en scène, qui elle n'a rien d'un téléfilm. Les plans sont souvent audacieux, et surtout le jeux sublime sur l'ombre et la lumière fait du métrage un digne hommage à l'expressionnisme allemand en général et au film de Murnau en particulier. Herzog apporte d'ailleurs une touche particuliére au fantastique de l'histoire, par exemple avec le motif quasi surréaliste de l'enfant violoniste tzigane dans le château même du comte Dracula, ou bien l'hallucinant générique.    

  Et puis, j'y viens enfin, chers groupies hystériques, il y a KLAUS KINSKI !!! (mais pourquoi je crie comme ça moi ?) Dans le rôle d'un Dracula auquel est déjà repris à Murnau le visuel le plus original et peut-être le plus flippant de l'histoire du cinéma, Klaus nous livre une de ces prestations habitées dont il a le secret. Il créve l'écran et éclipse les autres acteurs, quand bien même la plupart se débrouillent pas mal.

  Et pour finir, comme j'ai parlé d'Herzog's touch : la fin du film, que je ne dévoilerai pas, est totalement différente de celle de Murnau et confine carrément à l'iconoclasme le plus jouissif.

 

  Même si le visionnage du film de Murnau est absolument prioritaire si vous ne l'avez pas vu, celui-ci reste toujours sympathique à voir, quand bien même il restera toujours éclipsé par son modéle.  

 

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