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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:04

 http://www.riviereblanche.com/naufrages02.jpg J'ai beaucoup hésité avant de rédiger cette chronique (même si le retard d'une semaine après la lecture, c'est juste par flemme, j'avais déjà décidé de parler du livre céans) car je connais assez bien, même si virtuellement, l'auteur de ce roman (plus qu'à l'époque où je chroniquais ses essais en tout cas) de sorte que j'ai un peu l'impression de faire dans le copinage à deux sous, sachant que le soutien copinage y est pour beaucoup dans le lecture du livre, même si le sujet de celui-ci m'intéressait (j'ai toujours aimé les mystères en milieu rural, alors quand en plus il s'agit de SF...). Mais bon, l'exemple d'un camarade blogueur qui critique les nouvelles d'auteurs qu'il connait bien aussi m'a décidé a me lancer dans cet odieux acte de népotisme.

 

  Donc, Patrice Lajoye navigue sur la Rivière Blanche pour son premier roman, Naufragés éternels, novelisations d'un projet BD avec le dessinateur Pawel Piechnik, projet avorté dont quelques planches sont jointes à la fin du roman, avec une nouvelle de Patrice Lajoye intitulée Constellation.

  Le roman met en scène un historien d'une université anonyme (et non, comme je l'annonçai par erreur, celle d'Autun, qui n'existe pas) Daniel, archétype du loser, auquel le couple de châtelain du village de Puitay, Philippe et sa soeur Christine, demande d'établir la généalogie de leur famille. Une tâche qui emballe moyennement Daniel, mais comme il se fait un peu iéch dans sa vie, il accepte, et s'y intéresse bientôt beaucoup plus quand il voit la rareté des documents en la possession des chatelains. Parallèlement, en une série de saynètes -le roman est un authentique fix-up, ce qui n'est pas pour me déplaire- on suit les aventures de Philippe et Christine au cours des âges, d'un lointain néolithique à la Seconde Guerre Mondiale, car non, ce ne sont pas des humains.

 

  Histoire de se débarasser tout de suite de ce qui fâche, sans prendre trop de risque car l'auteur l'admet lui-même, le roman n'est pas très bien écrit. Mais ce n'est pas rédhibitoire non plus (il faut dire que les préventions de l'auteur m'avait préparé au pire et que je ne pouvais qu'être agréablement surpris). Malgré les tics d'écritures, qui ne sont pas pire que dans bien des romans populaires, ça se lit sans déplaisir. Et il faut dire que le fond est tout à fait passionnant.

  En  effet, comme le dit la quatrième de couverture, le roman conjugue deux passions de l'auteur : la science-fiction est l'Histoire. L'aspect historique est le plus convaincant des deux, l'auteur connaît ce domaine sur le bout des doigts, sous tous ses aspects : du milieu de la recherche universitaire, dont le panier de crabe qu'il représente est bien rendu (paraît-il noirci car le personnage serait un connard aigri, ce que je n'ai pas du tout ressenti à la lecture, mais c'est que je dois être un connard aigri moi-même) à la méthode historique proprement dite et à la reconsititution des époques passées, à laquelle le forme de fix-up convient très bien, montrant une grande densité sur à peine 150 pages.

  En définitive, un roman très agréable dont le fond fait oublier les imperfections de la forme.    

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Published by Kalev - dans SFFF
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