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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 16:58

http://www.noosfere.com/modules/img.php?image=http://images.noosfere.org/couv/p/pdf118-1997.jpg&h=400 De ce premier roman de Jean-Pierre Andrevon, je ne conaissais jusque là que l'adaptation en film d'animation par René Laloux, sous le tire Gandahar (devenu depuis le titre du roman, mais je resterai fidèle aux Hommes-machines contre Gandahar, titre de l'édition que j'ai lu) film dont j'avais parlé ici.

  Le roman prend place dans le royaume idyllique de Gandahar, sur planète Tridan, et raconte une aventure (sachant que d'autres aventures ont été écrites presque 30 ans plus tard, bien après encore le film) du chevalier Sylvin Lanvère, mandaté par la reine Ambisextra pour contrer une invasion de robots qui se révèlera venir du futur.

 

  Oeuvre de jeunesse de Jean-Pierre Andrevon, Les Hommes-machines contre Gandahar n'est pas forçément un roman révolutionnaire, mais il est est malgré tout ravissant, et pas seulement. C'est avant tout un merveilleux roman d'aventure, qui tire me leilleur partie de l'univers coloré où il se situe...en parlant de couleur, celles-ci se révèlent très importante dans un roman dont els descriptions sont de vrais tableaux (on comprend pourquoi Andrevon a succédé à Stefan Wul dans les sources d'inspiration des long-métrages de Laloux, et il y avait bien dans son roman un défi à la démesure crayon de Caza, co-auteur du film), et de là à penser que ce roman publié en 1969 subit l'influence du psychédélisme, il n'y a qu'un pas.

 Le roman, au style plutôt léger (ce qui n'est pas forçément désagréable) peut de ce fait sembler un peu naïf, mais il n'est pas pour autant dépourvu de subitlité et de réflexion, très loin de là, notamment dans sa mise en garde ; si la créature qui échappe au contrôle du créateur n'est pas du tout un thème neuf en science-fiction, il ne s'agit pas ici d'un des aspects sinistres parmi tant d'autre d'une dystopie stéréotypée, mais d'un des nombreux revers (avec l'autoristarisme latent, avec les manipulations génétiques qui ont laissé des peuples de "transformés" aux marges de Gandahar...) d'un monde qui nous paraît utopique de premier abord, ou le progrès a créé une société hédoniste qui, c'est le plus intéressant, vit en fusion avec la nature. Bref, un roman qui fait réflechir, loin du divertissement facile qu'il semble de prime abord.

  Il ya bien quelques défauts à ce roman, notamment le personnage d'Airelle qui est quand même passablement greluche. C'est l'un des aspect ou le film de Laloux apporte une plus-value au roman, une constante chez ce réalisateur qui a su magnifier la littérature "de gare".    

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Published by Kalev - dans SFFF
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