Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 16:39

http://images.moviepostershop.com//the-devils-backbone-movie-poster-1020556768.jpg  Il paraît que Guillermo del Toro est un réalisateur très inégal. A vrai dire, je n'en sais trop rien, je n'ai pas vu ses blockbusters comme Blade II ou Pacific Rim dont on m'a dit le plus grand mal, et ma connaissaince de ce cinéaste se résume à ce qui est sans doute ses tous meilleurs films, Le Labyrinthe de Pan, qui dans un registre proche est bien plus convaincant à mes yeux que la plupart des films de Tim Burton, et, donc, vu pas plus tard que tout à l'heure, L'Echine du Diable.

 

  L'Echine du Diable a en commun avec Le Labyrinthe de Pan de se passer pendant la Guerre d'Espagne, ce qui donne tout de suite un contexte très intéressant à l'intrigue, et de mettre en scène un très jeune héros. Ici il s'agit d'un orphelin de la Guerre Civile, Carlos, qui débarque dans un orphelinat en plein désert, hanté semble-t-il par le fantôme d'un des enfants...

  A priori, L'Echine du Diable est une histoire de fantôme comme on en trouve tant dans le cinéma fantastique d'Espagne et d'ailleurs. Rien de bien neuf sous le soleil, et de plus l'intrigue fantastique a finalement peu d'incidence sur l'intrigue "réaliste", ce qu'on peut considérer comme un défaut, mais aussi comme une marque de la patte du réalisateur en ce que cette relative autonomie préfigure Le Labyrinthe de Pan. Rien de bien neuf sous le soleil, disais-je, et pourtant...

  Et pourtant l'Echine du Diable ménage quelques beaux moments de poésie, qui encore une fois préfigure l'excellent Labyrinthe de Pan, telle l'idée merveilleuse de la bombe qui "mène" vers le fantôme de Santi, et également le surnom de ce dernier "Celui qui soupire" surnom qui donne un avant-goût d'un thème très bien developpé dans le film et qui en est l'un des attraits majeurs : l'imaginaire enfantin. Celui-ci n'est pas du tout traîté de façon niaise, car l'enfance est ici présentée de manière très contrastée, dans sa cruauté comme dans sa capacité à rêver, les deux se mêlant intimement. La violence de l'enfance n'est pas forcément vue de façon noire, elle transforme ceux-ci en guerriers efficaces dés qu'ils laissent de côté leurs rivalités pour faire front devant leur ennemi commun (personnage de méchant très réussi -et on sait ce que Dumas dit des méchants réussis, d'ailleurs, comme par hasard, l'auteur et son Comte de Monte-Cristo chaperonnent le film- joué par le magnétique Eduardo Noriega).

  Et puis, indépedamment de ces qualités scénaristiques, et conjointement à sa mise en scène léchée, L'Echine du Diable est une très belle réussite esthétique grâce à sa photographie sublime. Que demande le peuple ?

 

  Un film qui ne révolutionne certes pas le cinéma fantastisque, mais reste malgré tout un petit bijou du genre.                                    

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Kalev
  • Le blog de Kalev
  • : Chroniques de lectures, anciennes ou toutes récentes, avec quelques chroniques de films ici ou là.
  • Contact

Recherche

Liens