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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 18:23

http://www.cinemovies.fr/images/data/affiches/Gaff971194747.jpg 

Je sais, je parle ici de choses trés classiques, mais le fait est que dans mon incultement je n'avais pas encore  vu ce classique incontournable jusqu'à aujourd'hui.

 

 En ce qui me concerne, le visionnage de L'Armée des douze singes suit trés logiqument d'un mois celui de La Jetée de Chris Marker, court-métrage dont Terry Gilliam a ici fait une sorte de remake, et qui compte parmi les gloires perdues du cinéma de  science-fiction français au côté de René Laloux  et du tandem Caro / Jeunet. Et parler un peu de ce court-métrage devrait permettre d'approcher de manière un tout petit peu originale un long-métrage sur lequel tout a été dit.

 

  La Jetée, que vous pourrez visionner en ligne dans tout un tas de versions entières (celle de Dailymotion est en une seule partie) a marqué les esprits par sa mise en scène glaçante à base d'images fixes en noir et blanc (bon pour le noir et blanc c'était pas forcément fait exprés en 1962, mais c'aurait bien moins rendu en couleur).

  Le scénario suit la ligne générale que tout le monde connait par la version de Terry Gilliam : un homme envoyé par un futur apocalyptique dans le temps d'avant la catastrophe (la guerre nucléaire et non un gigantesque attentat bactériologique comme chez Gilliam) ; marqué depuis l'enfance par l'image d'un meurtre sous les yeux horrifiée d'une jeune femme et sur une jetée d'aéroport, il voit cette image croiser son chemin de manière imprévue.

 

  Ce scénario était d'une certaine ambition dans les années 60 (pensez que c'est avant même que Kubrick ne fasse sortir le cinéma de science-fiction de la ringardise adolescente avec vous savez quel film). Hélas, il faut avouer qu'il parait forcément effacé face au long-métrage que Gilliam en a tiré.

  Car la grande force de L'Armée des douze singes, en plus de l'ambiance glauque (ce à quoi les scénes d'asiles sont trés utiles) et d'un Brad Pitt au sommet de sa forme (la meilleure interprétation de fou qu'il m'ai été donné de voir, pour tout dire) c'est son scénario. De la trame simple de La Jetée (en fait trés ambitieuse, mais pour un court-métrage d'une demie-heure) Gilliam ne s'est pas contenté de tirer un scénario de thriller bien alambiqué, mais y introduit une dimension dickienne en questionnant sur l'altération de la réalité. En effet, notre héros interprété par Bruce Willis se met à douter de la réalité même du monde futur d'où il vient (causant d'ailleurs un intéressant chassé-croisé avec sa psychiatre qui commence à y croire). La scénariste nous méne habilement en bateau, et même si de nombreux doutes sont levés, d'autres subsistent (pourqoi croyez-vous que le film commençent dans un asile ?).

   Ne connaissant pas grand chose du film en dehors d'une ligne trés générale, je ne m'attendais pas du tout à cette dimension dickienne et cette agréable suprise a redoublé mon plaisir à suivre ce thriller de science-fiction à l'intrigue labyrhintique.

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commentaires

Cachou 31/12/2010 00:06


Ton rapprochement dickien est très juste. Dick et Gilliam sont parmi les seuls à avoir réussi à construire une logique du voyage dans le temps qui me convainque complètement je dois dire.
Ce film-ci est cultissime pour moi, je l'adore, c'est du VRAI cinéma intelligent, autre chose qu'"Inception"...


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