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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 23:01

http://www.actusf.com/spip/IMG/jpg/ceux_des_eaux_mortes_-t2.jpg

(Ah, enfin une nouvelle chronique de livre sans image)

 

Souvenez-vous, je vous avait déjà parlé tome 1 de cet étonannt cycle de fantasy qu'est Ceux des Eaux Mortes de Brice Tarvel. Le second tome, Au Large des Vivants, est sorti en juin, comme je l'ai appris très en retard (l'apprendre avant n'aurait pas garanti que je le lise et le chronique avant, notez bien).

 

  Jodok et Clingorgne se trouve dans une bien drôle du situation depuis la fin du tome précédent : se trimballant  la sorcière renelle changée en statue d'or et la belle Candorine changée en flaque d'eau emmagasinée dans une outre, les deux traine-vases quittent la Fagne pour le Royaume septentrionnal d'Obscurie, pays montagneux où le soleil a du mal à pénétrer. ils recherchent le mage Vorpil, celui a jadis maudit la Fagne, et que Jodok espère convaincre à la fois de rendre sa plus agréable forme originelle à Candorine et de lèver la malédiction qu'il jeté sur les deux Fagnes. Bientôt, cette troupe qui a eu tant de mal à se rejoindre au cours du précédent tome (et où il faut encore comptet Renelle, qui ne restera pas lontemps statue d'or, tandis que Candorine sera moins utile pour l'intrigue sous sa forme liquide que l'on ne peux compter pour un personnage) cette troupe se trouvera dispersée à travers l'Obscurie pour vivre des aventures mouvementées.

 

  C'est un plaisir de retrouver l'univers de cette fantasy de Brice Tarvel, cette alliance d'une ambiance rabelaisienne continuellement grasse comme une frite biki belge, et d'un merveilleux volontiers poétique, sans compter la savoureuse langue archaïsante et ses quelques dizaines de mots qui ont droit à leurs notes de bas de pages pour instruire le lecteur.

  Pour que l'auteur envoie ses personnages en Obscurie, c'est qu'il devait avoir fait le tour de la Fagne et vouloir passer à autre chose, et changer totalement de décor est une idée telle qu'on ne peut en trouver de plus heureuse dans la fantasy contemporaine. L'Obscurie ne vit pas à la même époque que la Fagne : elle est en avance, plutôt inspirée du XVIIème ou XVIIIème siècle. Les Fagnéens y passent pour de sauvages, ce qui sera d'autant plus savoureux que le boulet qui s'accrochera aux basques des deux traine-vases sera une aristocrate, Elvège de Saint-Urmont.

  Le merveilleux n'est pas en reste, et j'ai trouvé les images d'Obscurie plus étonnante que celles de la Fagne du premier tome. On y croisera le peuple des vampires, fléau du Royaume, celui des sans-yeux amateurs de musique, et la mâchoire, immense gueule de fer qui dévore le pays petit à petit depuis le Nord lointain (à noter que les vampires eux-même se munissent de crocs de fer). 

 

  Comme la souligné une autre chronique, l'auteur a opté pour un style moins contemplatif et plus tournée vers l'action, ce qui s'en ressens agréablement sur le rythme. Et pourtant, il n'oublie pas de nous abreuver d'images étonnantes, signe qu'un ton contemplatif n'était pas nécessaire.

  On pourrait dire que cela augure du très bon pour la suite du cycle. C'est là que je suis moins sûr, car si la série prend enfin son rythme de croisière sur ce tome-ci, sa fin m'a bien moins convaincu. En effet, sans en trop dévoiler, il est évident que les choses vont trop vite dans les derniers chapitres, comme si l'auteur était pressé de conclure, et le climax final fait figure de pétard mouillé, l'intrigue des deux tomes se résolvant  avec une facilité qui donne envie de dire "tout ça pour ça" tandis que la suite est introduite par un cliffhanger mou.  En fait, la mauvaise impression que m'a laissé la fin réside dans ce que la fin se rate de très peu : il aurait suffit d'ajouter quelques paragraphe à peine au moment du climax, sans même changer ce qui suit, pour créer un cliffhanger au moins digne de celui qui lie les deux premiers tomes, et qui aurait utile moins pour vendre le troisième opus que pour ôter cette impression de pétard mouillé.

  Après, je me méfie de ce coquin de Brice Tarvel, dont je me demande s'il ne l'a pas fait exprés pour ajouter encore un peu de dérision à sa trilogie.  Peut-être me suis-je fait avoir, mais il n'empêche que la fin tranche trop avec les rebondissements qui précédent pour me convaincre, que ce soit volontaire ou pas. Peu importe, je me console avec le reste du roman qui globalement, est d'un niveau encore au-dessus du précédent.  

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Published by Kalev - dans SFFF
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