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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:19

http://www.khimairaworld.com/bibliotheque/post/image/Arrietty_affiche.jpg 

Les ineffables studios Ghibli sont de retours au cinéma, avec un film qui n'est pas réalisé par Miyazaki, mais quand même scénarisé par le Maître  sur sa propre idée originale (gardons-nous toutefois d'oublier la travail prodigieux du metteur en scène).

 

  Arrietty, le petit monde des chapardeurs, adaptation libre d'une série de livre anglais pour enfants comme on me le souffle dans l'oreillette, met en scène la rencontre de deux êtres que tout sépare : Sho, jeune garçon affligée d'une maladie du coeur, et Arrietty,  enfant unique d'une famille qui pense être la dernière de son espèce, des liliputiens vivant de rapines depuis leur maison bâtie sous celle de Sho. La grande angoisse de cette petite famille, c'est d'être découverte par les humains, ce qui, en vertu des principes de prudence de leur espèce en voie d'extinction, les oblige à déménager.

  On le voit, pas de quoi faire une grande épopée de fantasy, et tant mieux, car on commence à être fatigué des Elus de pacotilles en quête crétine pour le salut du monde, et un film Ghibli comme Arrietty (ou Totoro) avec ses problèmes à taille humaine (le grand méchant est ici une gouvernante obsédée par la capture des petits hommes et dans la tradition des "méchants" miyazakiens" -ça veut tout dire), avec son intrigue lente et posée, toute en touches discrètes, est bien davantage qu'un vent de fraicheur : ce n'est pas mon genre de me la jouer prescripteur, mais montrer ce film et d'autre Ghilbi à vos têtes blondes devient une oeuvre de salut public par ces temps de formatage effroyable de la culture jeunesse (ce n'est pas une maxime de comptoir, je sais de quoi je parle). La fin douce-amère, pas précisment happy end mièvre, tout en étant trés loin d'être malheureuse, est d'ailleurs  une nouvelle preuve, s'il en fallait, de la subilité miyazakienne.

 

  Concernant la réalisation de Hiromasa Yonebayashi, c'est du grand Art. Les dessins fourmillent d'un luxe de détail, la nature chère aux studios explosent à chaque plan, les graphisme des paysages verts ayant de furieux airs airs d'estampes ou de tableaux fauves. Comme j'ai pu y faire bien attention après lecture d'un avis, la petitesse du monde des chapardeurs est rendu crédible avec une rigueur d'orfèvre, jusque dans la consistance des liquides, sans parler du travail sur les bruitages pour le point de vue des petits bonshommes.

  Pour ne rien gâter, histoire de ne pas soigner que l'image, la BO du film, de toute beauté, est confiée à notre néo-bardesse bretonne Cécile Corbel -c'est personnellement l'argument ultime qui a fait pencher la balance vers ma décision de voir le film.

 

  Sand doute une sortie ciné majeure de ce début d'année, ne la manquez pas !  

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Published by Kalev - dans Animation
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